17 juin 2018

On remédie à quoi ?

 

On remédie à quoi ?

  • À la tenue et au maniement du crayon, une bonne tenue du crayon n’est pas un acte spontané, cela s’apprend ;
  • Au déplacement du bras, de la main ;
  • À la posture ;
  • Au placement du support (feuille ou cahier) ;
  • Au sens de l’écriture ;
  • À l’écriture peu ou pas lisible ;
  • À la lenteur de transcription ;
  • À l’enchaînement des lettres ;
  • À l’écriture avec des retouches, des taches ;
  • À l’hyperliaison (liaison de toutes les lettres y compris les lettres rondes) ;
  • Aux “e” apraxiques (“e” comportant une cassure au départ qui impose un arrêt inutile dans la formation de la boucle, d’où un ralentissement) ;
  • À la tenue de la ligne ;
  • À la gestion de l’espace ;
  • Aux douleurs, crampes ;
  • etc.

Pourquoi remédier à un geste graphique défectueux ?

Libéré de l’effort de concentration sur l’acte matériel d’écriture, l’esprit est disponible pour l’accès à la fonction sémantique de l’écriture. De plus, l’écriture manuscrite est plus qu’un outil de communication, c’est aussi un geste social (signature de documents, etc.) qui, s’il n’existe plus, pourrait creuser un fossé entre générations. Même si la poussée du numérique tend à détrôner l’écriture manuscrite, la question de l’usage du clavier ou du stylo dépasse le choix de l’outil scripteur c’est une question sociétale, une question d’égalité, à méditer…

Quel que soit l’âge, il n’est jamais trop tard pour restaurer son geste graphique.